RABAT - La poursuite de la tyrannie et le maintien des décisions stratégiques concentrées "entre une seule main" au Maroc, renseignent sur "la tromperie" employée par le régime du Makhzen dans son discours sur les institutions démocratiques, selon le responsable d'un parti politique.
Cité lundi par des sites d'informations locaux, le secrétaire général du parti de l'Avant-garde démocratique, Ali Boutouala a déclaré lors d'un séminaire organisé par l'Observatoire démocratique pour la migration et la citoyenneté, qu'au Maroc, "il existe des institutions démocratiques de façade qui montrent à l'opinion publique extérieure que l'Etat est sur la voie de la démocratie, mais en réalité ce sont des institutions qui trompent les gens, à la lumière de la persistance d'une tyrannie déguisée et le maintien des décisions stratégiques concentrées entre une seule main".
Le responsable a estimé que "la transition démocratique n'a pas été réalisée au Maroc parce que l'équilibre des pouvoirs reste le même", soulignant que "sans modifier cet équilibre et parvenir à la souveraineté populaire, il n'est pas possible de rêver de construire un Etat national démocratique".
Le SG de l'Avant-garde démocratique a souligné en outre qu'"il n'est pas possible de changer les rapports de force sans les luttes de terrain, d'autant plus que l'expérience a confirmé que la réforme de l'intérieur n'est qu'une illusion, et le fait de miser sur cela sans la présence d'une force politique de masse garante de la transition vers la démocratie relevait de l'utopie".
Tout en pointant du doigt les lobbies de la corruption qui constituent d'après lui, "un grand obstacle", Boutouala a souligné que "la bataille pour la démocratie demeure longue, et l'unification des forces du changement, celles de gauche notamment, est un préalable, nous comptons donc sur le front social pour être la liaison vers cette voie, du moins sur le plan social en attendant son unification sur le plan politique".
